
Les Vitrines qui parlent est un festival artistique et culturel ancré dans le territoire, dont l’ambition est de valoriser le patrimoine bâti, humain et sensible d’un centre-bourg à travers la création contemporaine et la participation des habitants.
Depuis sa création, le festival investit les vitrines et l’espace public comme supports d’expression artistique, favorisant la rencontre entre artistes, habitants et visiteurs, et proposant une expérience culturelle accessible à tous.
Le Centre CulturelLe Bief a initié, avec la participation de nombreux partenaires locaux dont le Pari des Mutations Urbaines (PMU), Carton Plein et La Brèche, l’événement Les Vitrines qui parlent, conçu pour interroger une problématique centrale :
Comment redynamiser un centre-bourg, valoriser ses vitrines et faire revivre les rez-de-chaussée vacants ?
La première édition du festival à Arlanc en 2024
Fort de son succès et des répercussions positives observées sur le centre-bourg ambertois les années précédentes, l’événement revient cette année à Arlanc, après une première édition en 2024.
Cette commune voisine connaît en effet des difficultés similaires : son centre-bourg et ses enseignes s’éteignent progressivement, de nombreuses boutiques sont vacantes et le dynamisme commercial décline d’année en année. À cela s’ajoutent une perte de lien social et un essoufflement des dynamiques villageoises.
Forte de cette première expérience à Arlanc, cette édition fut un événement ambitieux et fédérateur, invitant à rêver et à voyager au cœur du territoire grâce au projet « La dentelle en voyage » : un parcours artistique composé de cinq expositions, reliant Ambert à Arlanc par une amarre de dentelles et par un train touristique lui-même enrubanné.
Guidées par cette dentelle devenue fil conducteur, de nombreuses boutiques vacantes ont été dépoussiérées et ont accueilli des expositions, des spectacles, une performance dessinée, un ciné-concert, du conte musical, des installations plastiques et sonores, ainsi que du cirque de poche.
Au-delà des vitrines, les rues d’Arlanc ont également accueilli du théâtre de rue, la Radio Supeyres, la restitution d’un projet d’Éducation Artistique et Culturelle intitulé Retour à la fête, réalisé avec des collégiens, des spectacles de clubs de danse, un concert de lycéens et une chorale locale.
Certaines créations sont testées pour la première fois face au public, offrant aux artistes un espace d’observation de l’interaction et de la participation du public. Comme Regarde la rue de Marc en Solo ou Derrière la vitre de la Cie La Grange aux Ailes, deux spectacles qui ont vu le jour à l’issue du festival.
Emmenés par le son d’une batucada, les spectateurs ont conclu le festival par un spectacle de cirque musical qui a ravi petits et grands.



5e édition – 2026
Quand les vitrines parlent, qu’est-ce qu’elles transmettent ?
Les 6 et 7 juin 2026, pour la seconde fois, la ville d’Arlanc accueille le festival Les Vitrines qui parlent.
Le festival mêle toujours installations artistiques, spectacles, balades sonores, expositions et temps de rencontre avec les commerçants, propriétaires et habitants.
Une quinzaine de propositions artistiques, portées majoritairement par des artistes du territoire, composent le parcours.
Le projet favorise les échanges, stimule l’imagination collective des artistes et des habitants, et permet l’expérimentation artistique.
Le festival encourage également l’installation de porteurs de projets à travers le dispositif de boutiques-tests et contribue à l’attractivité du centre-bourg en animant l’espace public.
Les Vitrines qui parlent s’affirme ainsi comme un levier de revitalisation créatif, participatif et fédérateur.
Pistes et axes de travail pour l’édition 2026
Pour cette 5e édition, le projet se recentre sur la Grande Rue, de la place de Verdun au marché couvert, en incluant les petites places adjacentes. Ce recentrage s’accompagne d’une volonté de renforcer les liens avec les habitants, les écoles et les acteurs locaux.
Le festival associe le Jardin pour la Terre à la soirée du samedi, invite les clubs de danse et l’atelier musique du lycée, et implique davantage les lieux et personnes ressources du territoire.
Le déploiement de l’événement reste souple et évolutif : des déambulations ponctuelles hors de la Grande Rue sont envisagées, sans bloquer la route nationale. Sur certaines vitrines vacantes situées le long de la nationale, des œuvres pérennes, éventuellement co-créées avec les habitants, pourront être installées.
Orientations artistiques et culturelles 2026
Plusieurs projets structurants se développent autour de la thématique de la transmission :
• La Brèche, en partenariat avec La Bilupo et en lien avec l’IEO 63, met à l’honneur les langues du territoire, notamment l’occitan d’Auvergne. Dans le cadre de la Semaine des langues, une action est envisagée avec les classes de 6e du collège d’Arlanc : musique, chant et danse servent de support à la découverte de l’occitan, en lien avec les enseignants. Un fonds documentaire pourra compléter l’action au CDI.
• Le Pari des Mutations Urbaines (PMU) développe une enquête et une création sonore autour des toponymes (noms de rues, de commerces, de familles, de lieux géographiques et géologiques). Ce projet, en résonance avec celui de La Brèche, vise à retourner à la rencontre des habitants et commerçants, et aboutit à une création sonore associée à une cartographie.
• La Manufacture d’images du Bief mène un projet avec l’école d’Arlanc autour des métiers et anciens commerces : les élèves conçoivent des blasons représentant les activités passées de la Grande Rue. Les œuvres sont installées sur les vitrines lors du festival.
Un jeu de piste sera créé de nouveau pour découvrir la grande rue et ses anecdotes.
• Les étudiants en Design des Mondes Montagneux (DMM) mènent une réflexion sur la manière d’habiter les centres-bourgs : transformation des anciens commerces en logements, réversibilité des espaces, vitrines habitées.
Cette enquête sera transmise à la Communauté de communes Ambert Livradois Forez et au Parc naturel régional Livradois-Forez.
• La Mairie d’Arlanc accompagne activement le projet, en lien étroit avec les habitants, afin de permettre au festival de rassembler largement et de créer des liens durables sur le territoire.
• La Communauté de communes Ambert Livradois Forez finance un spectacle familial comme moment ultime commun de ce festival. Le Bief leur propose le spectacle « Ce sera pire après » de la cie la 3 et demi qui a reçu le prix du public lors du festival de rue de Sauxillange.
• La CC ALF et le Parc Naturel régional s’associent de nouveau pour proposer une boutique test à un porteur de projet.
Depuis plus d’un an, le Bief a initié des rencontres avec l’ensemble des acteurs culturels du territoire pour mener à bien une coopération culturelle vivante et engagée !
Dans la continuité de cette construction, le Bief propose ainsi aux artistes s’impliquant dans cette dynamique de participer à cette prochaine édition afin de créer des ponts entre les disciplines. Une belle illustration de ce que cette coopération rend possible.
Le Bief coordonne ainsi ces propositions artistiques, conçues à partir des anecdotes, témoignages et envies recueillis auprès des habitants, autour de la thématique centrale de la transmission.
L’événement est dédié aux artistes du territoire, constituant une véritable vitrine de leur travail et un espace de création collective.
Les artistes sont invités à :
• concevoir certaines œuvres de manière collaborative
• tester de nouvelles formes artistiques
• investir des espaces repensés
La disparition des commerces vacants dans la Grande Rue, désormais transformés en habitations, amène le festival à réinventer ses modes d’intervention :
• accueil de spectacles ou d’expositions chez l’habitant (intérieurs, jardins),
• interventions artistiques sur les vitrines (dessins, collages, expositions),
• investissement de l’espace public : rues, venelles, recoins.
La transmission constitue le fil rouge de cette édition, nourrie par la parole des habitants et inscrite dans le quotidien du territoire.





