Les envolées – Résidence d’Hélène Marionneau

Hélène Marionneau, artistique chorégraphique du territoire est en résidence au Jardin pour la Terre à Arlanc pour une année, son souhait est d’approfondir son travail chorégraphique personnel avec ce temps de recherche, de trouvailles et d’errances, tout en poursuivant son intégration dans le paysage culturel local et dans le collectif.
En concentrant ces différentes formes d’interventions, auprès de publics variés, autour d’un même projet artistique, elle désire mettre en lumière ce travail d’implantation sur le territoire en proposant des temps ponctuels de sensibilisations, tout au long de l’année scolaire 2020-2021, et des temps forts participatifs, de représentations et d’échanges entre les différents publics scolaires, amateurs, enfants, adultes et professionnels, au Jardin pour la Terre, à l’été 2021.
Bénéficiant pour cette résidence de l’accueil chaleureux de l’équipe du Jardin pour la Terre et de la beauté des espaces intérieurs et extérieurs du lieu, l’envie est également de valoriser et d’enrichir l’activité du Jardin en y proposant une dynamique culturelle riche de découvertes, de
rencontres et d’échanges.

Enfermement et liberté

 » Le confinement aura fait naître chez moi, à un moment en tous cas, un sentiment de liberté. Le temps social étant momentanément mis à l’arrêt, j’ai éprouvé une grande liberté par rapport à gestion de mon personnel et intime. Cette parenthèse m’a permis de traité plein de « dossiers » depuis longtemps en attente et de remettre en quelque sorte les compteurs à zéro. De cette liberté s’en est suivie une libération, alors que d’autres vivaient se confinement avec angoisse.
Puis à l’heure du déconfinement, je me retrouve enfermée en moi-même, dans la difficulté de retourner vers les autres.
Je m’intéresse alors à questionner le rapport de la liberté au temps, de la liberté par rapport à l’espace. De quelle liberté s’agit-il ? Liberté formelle, extérieur ? Liberté intérieur ? Et à la notion intrinsèquement liée, la notion d’enfermement, se posent les questions suivantes : Qui (ou quoi) me prive de liberté ? Je peux me sentir libre de tenter de m’échapper d’une prison, de déroger à la loi, de ne pas me soumettre à une autorité extérieur, à mes risques et périls, mais puis-je m’émanciper de ma propre construction ?
Et avec, d’autres questions :

  • Le regard de l’autre, le regard sur soi-même (miroirs). Le jugement
  • Oser
  • S’organiser avec ses petits et ses grands démons
  • La terre comme appui. D’autres appuis (l’amour, le regard et la parole bienveillants, la confiance)
    ? Pour s’élever, s’émanciper, se libérer
  • Le ciel, une quête verticale de liberté
    Liberté d’être, une liberté verticale, plus qu’une liberté d’agir, qui serrait dans une relation
    horizontale au monde
  • LIBERTÉ / LIBÉRATION – détachement, émancipation
  • Liberté dans l’esprit : l’imagination, la créativité, le rêve
  • La contrainte, source de création
  • Le cadre, les règles pour donner des repères, permettre le jeu

En résidence au Jardin

Une équipe d’artistes (presque tous locaux) danseur, comédien, plasticien, écrivain et musicien se réunissent régulièrement pour créer ensemble :
• Une Vidéo-danse « Envolée » – mise en valeur du lieu Le jardin pour la Terre, comme partenaire de la danse
• Une exposition visuelle et sonore « Mise à Plume » – un parcours de création (carnet de croquis, carnet de tendances, influences, inspirations, réflexions)
• Une exposition peinture, art plastique et textes – Yohan DUPUY et Patricia Monbel
• Une balade sensorielle et chorégraphiée